lundi 28 janvier 2008

Humaniste ou anti conformiste ?


Le choix est binaire, pas de demi ton ou demi teinte. C’est d’ailleurs cette faille qu’utilise la plupart des mouvements dit contestataires pour nous obliger à faire un choix. Pour cela chacun de ces groupes utilise la culpabilisation systématique.

Les mouvements gays soutiennent à corps perdu les associations de lutte contre le sida, elles même créés, pour les plus importantes, par des gays. Comme naturellement personne n’est pour le sida, en luttant contre le sida on lutte pour l’acceptation des gays dans la société en leur donnant du crédit, puisque c’est eux qui parlent au nom de ce combat. Toutes les associations luttant contre cette maladie sont liées de près ou de loin à une association gay. Les gays sont utilisés comme des clés qui ouvrent inconsciemment les portes de la tolérance, qui accepte les homosexuels accepte de facto les féministes et comprend la lutte des minorités.
Sos racisme a été crée par le parti socialiste pour récupérer le mouvement de révolte des années 80 qui en avait marre d’être paupérisé malgré leur appartenance à la nation. Aujourd’hui ce mouvement sous des aspects humanitaires, soutient l’entrée de clandestins dans notre territoire purement et simplement. Elle ne cesse de faire l’amalgame entre les français d’origines étrangères, et les étrangers en situation irrégulière pour mieux entretenir la confusion. Lutter contre le racisme aujourd’hui revient à soutenir toutes formes de clandestinités y compris dans le travail, sous peine d’être assimilé au national-socialisme. Mais en réalité le travail au noir est utilisé pour précariser encore plus ceux qui travaillent dans la légalité puisqu’il justifie les bas salaires.
Les féministes utilisent l’égalité des droits comme prétexte pour précariser l’ensemble de la société, et a fortiori les femmes qu’elles prétendent défendre. En confondant liberté de travailler et nécessité de le faire, elles ont obligés la plupart des femmes à accepter du travail sous payer, et de fait, tirer vers le bas les salaires les plus modestes. Entre ces bourgeoises de gauche qui voient dans le travaille le plaisir de s’émanciper, et ces femmes du peuple qui subissent leur dicta, il y a un monde.

Sous prétexte d’être contestataire et humaniste, les mouvements gays, anti raciste et féministes soutenues pas l’extrême gauche, ont pour seul effet de servir le système et donc le capital qu’ils disent pourtant combattre. Ils sont utilisés comme cheval de Troie pour faire taire les réelles revendications sociales, et par conséquent permettre une meilleure exploitation du prolétariat par la classe possédante.

mardi 22 janvier 2008

Anti Système


Se prétendre hors du système est une chose facile, il est de mode de s’en revendiquer pour attirer toujours plus d’électeurs. De la droite à l’extrême gauche tous à leur manière, revendiquent un mouvement moderne qui entraverait le chemin inéluctable de la marche forcé vers la mondialisation. Par définition un groupe anti social ne doit ni servir le système, et ni à fortiori l’imiter, ors voici la réalité.

L’UMP prétend la rupture avec son président nouvellement élu. En gouvernant avec des membres de la gauche ? Cela fait plus de vingt ans qu’on connaît la cohabitation, d’ailleurs la cinquième république en a fait sa spécificité. En étant anti-européen ? Bien au contraire la ratification forcée au traité de Lisbonne, fait perdre toujours d’avantage de souveraineté national, malgré un non au référendum sur le traité européen (vive la démocratie au passage). En proposant le progrès comme révolution ? En un slogan voici leur offre : travaillez plus pour gagner plus. Merci de nous faires bénéficier des sacrifices ne nos anciens et des avancés de la science.

Le PS, parti de gauche qui gouverne à droite, voici comment on peut le qualifier. Ses membres les plus éminents sont soit, membre d’un gouvernement de droite libérale, soit patron du FMI. Sans réel contre mesure à proposer, il est dans la mouvance mondialiste et européenne, c’est pourquoi il s’associe bien avec l’UMP. D’ailleurs, les membres du PS et de l’UMP partageaient les mêmes bancs d’écoles : ENA, polytechnique, sciences po. Ce sont les mêmes avec une cravates rouges pour un plus bel effet.

Le MoDem, ou encore Bayrou autoproclamé chef du mouvement, a assuré avec la droite pendant de longues années son règne, et qui maintenant veut faire cavalier seul. Mais pourquoi faire de plus, il propose exactement ce que le gouvernement fait actuellement, c'est-à-dire travailler avec des hommes et des femmes de tout courant politique. Le résultat est le même puisque tous ces parti sont pro-européens, mondialistes et libéraux. Le fond reste inchangé, mais pour la forme un François à la place d’un Nicolas ! En voilà une révolution.

Le PC, ou du moins ce qu’il en reste peut à peine se qualifier de mouvement politique tant les adhérents l’ont abandonné. Ils pensent changer de nom, tant qu’à jouer dans l’apparence autant y aller à fond. Leurs revendications paraissent d’un autre âge, la lutte des classe des années 1930 a bien sûr évolué, mais pas eux. Il faudrait prendre Marx comme une analyse complète du système capitaliste, et non comme un programme politique. Par analogie c’est comme si un pays musulman prenait la charia comme base juridique, on voit ce que sa donne. Le système socialiste nous renvois de trop à la réalité, c’est naturellement incorrecte puisque le rêve est le propre de l’homme. De plus il fait prendre conscience d’une certaine utilité générale, du bien commun au détriment de l’individu. Pourquoi souffrir pour les autres ? La plupart des hommes sont mauvais (*1). C’est pourquoi le système capitaliste est mieux perçu et surtout mieux accepter, car même si c’est un leurre il l’est tout comme le bonheur, tant pis pour les laissés pour compte car c’est un mode de fonctionnement tourné vers l’égoïsme.

La LCR qui prétend défendre les ouvriers en prônant l’international. Comment garantir les salaires et l’emploi aux salariés nationaux en l’absence de frontière ? La mondialisation c’est l’aboutissement du rêve des systèmes socialistes, d’ailleurs la Chine ne s’est pas trompée en y rentrant de plein pied.
Il faut savoir que ce parti est essentiellement constitué de bourgeois bohèmes étudiants dans les plus prestigieuses universités de la capital, qui rentre dans une période « de rébellion » contre leur bourgeois de parents. Alors qu’en réalité ils leur servent abondamment la soupe. Car en effet, œuvrant sans compter pour une régularisation massive des sans papiers, c’est en fait les acquis sociaux des ouvriers qu’ils prétendent défendre, qu’ils mettent en péril. L’immigration a toujours été utilisée pour faire baisser le coup des salaires, surtout les plus bas. D’ailleurs le premier parti ouvrier de France est le Front national, personne n’est dupe.

Le Front national, qu’on ne lui reconnaisse aucunes qualités libre à chacun de juger, mais qu’il soit un parti anti système on ne peut lui l’enlever. En effet c’est le seul à proposer la préférence nationale (chose qu’on pratique aux USA fief du capitalisme, ainsi qu’au Japon), le non à l’Europe de Maastricht, le non à la mondialisation sauvage et libérale, le retour de la souveraineté national. Pour y remédier il propose des solutions que chacun appréciera, mais étant le seul véritable parti d’opposition il peut ratisser large, y compris jusqu’à dans les voix d’extrême gauche.

Dieudonné a payé au prix fort son goût de la révolte. En disant non au politiquement correcte et à l’ordre établit, il a choisit le camp des seuls révolutionnaire. Un paradoxe puisque ce parti qui se dit de droite se prétend conservateur. C’est loin d’être un cas isolé, Alain Soral philosophe de gauche critiquant la société de consommation et le libéralisme, a aussi manifesté sa sympathie pour le FN.
Même les esprits révolutionnaire n’ont plus le choix des armes, la seule opposition c’est le Front, ou alors c’est cracher dans la soupe.

(*1)Maxime attribué aux Sept sages : http://fr.wikipedia.org/wiki/Sept_sages

vendredi 28 décembre 2007

Derrière Aristote aujourd'hui?

Emissions littéraires et philosophiques, documentaires historiques et presses, font souvent référence à Aristote, ce sage Grecque influencé par la pensée de Socrate crée sa doctrine qui à priori, séduit le pouvoir en place du moment puisqu’on en fait l’apologie.

Pour Aristote toute action tend vers un bien qui est sa fin, et le bien suprême c’est le bonheur à lequel chacun d’entre nous aspire. Il y a trois manières d’y arriver, soit par l’autosuffisance, soit par l’achèvement, soit par son caractère fonctionnel.
D’abord l’autosuffisance c’est d’avoir besoin de rien n’y de personne tel un Dieu. Dans les faits ce ne peut être qu’un sentiment illusoire, car quel homme peut prétendre cela ? Sur le plan macro économique certains états socialistes autarciques en ont fait l’expérience comme l’Albanie, l’URSS, la Chine ... Leurs approches du bonheur est relatives. En clair c’est une situation impossible à atteindre, mais les buts sont justement faits pour ne pas être atteins. A moins que certains pensent y arriver en accumulant des richesses, là où le socialisme a échoué le capitalisme triomphera-t-il ? On a le droit d’en douter.
Ensuite l’achèvement c’est la sensation d’être une personne aboutit, qui n’a plus rien à apprendre. Peut être est-ce un sentiment ressenti après celui de l’autosuffisance, quoi qu’il en soit c’est un sentiment orgueilleux plus que réel. Il révèle l’égo de celui qui se croit complet, c’est encore un artifice. Il a une unique fonction, celle de distinguer et de prendre comme modèle, ceux qui ont atteint ce stade, car ils paraissent détenir un juste pouvoir qu’ils n’ont évidemment pas.
Enfin le caractère fonctionnel d’une personne est un leurre, car cela voudrait dire qu’elle a une nature unique et irremplaçable. Or rien n’est unique et irremplaçable, nous sommes tous interchangeables, le
machiavélisme est de le laisser croire pour avoir le sentiment d’être utile. Il permet d’asservir les hommes à certaines tâches pourvus qu’ils se croient indispensable, ils seront heureux, en tout cas ils feront des fortunés.

Comprenez mieux désormais les célèbres citations d’Aristote :
«Le bien certes est désirable quand il intéresse un individu pris à part ; mais son caractère est plus beau et plus divin, quand il s’applique à un peuple et à des Etats entiers.»
« Il est beau de ne pratiquer aucun métier, car un homme libre ne doit pas vivre pour servir autrui. » Un homme libre doit vivre de l’argent du capital, et assujettir ses semblables les plus pauvres, n’est ce pas notre chère Président ? Heu ... Aristote ?

mercredi 19 décembre 2007

Fin de la démocratie


Dans la télécratie, le politique ne s’adresse plus au peuple mais à une audience, les électeurs deviennent des consommateurs, les politiques des produits. Le but est de passer le message aux auditeurs, pour qu’ils puissent convaincre la masse. Pour cela il est nécessaire de capter l’attention, en utilisant des méthodes marketing, l’audience crée le bruit médiatique, et celui-ci remplace l’opinion publique.

Comme dans tout produit de consommation non basique, le besoin n’est pas réel mais simulé, la politique le devient aussi car elle répond à une attente inventée de toute pièce, dans le but de susciter des élections. Par exemple N.Sarkosy s’est fait préférer à S.Royale sur le projet (entre autre) d’augmenter « réellement » le pouvoir d’achat des français en leur disant la vérité : si vous voulez gagnez plus, il faut travailler plus ! Selon ses propres termes : « Depuis des années, on vous dit que votre pouvoir d’achat augmente. C’est faux.... » (*1).
A s’y tromper ont peut croire dans sa proposition qu’il répond à un besoin, celui de la vérité, mais c’est faux, car sa proposition a toujours été vérifié il n’a rien inventé. En toute logique si on travaille plus on augmente notre salaire, ses prédécesseurs n’ont jamais empêchés personne de faire des heures supplémentaires. De plus il était un membre actif de « l’ancien » système, donc si on nous a mentit, c’est un des menteurs. N’empêche que la finalité était de faire du bruit avec cela, et ça a bien fonctionné. Il ne faut rien attendre de plus.

La voix du peuple n’a aucune valeur, pour preuve la ratification du traité de Lisbonne, suite au non référendaire sur la constitution européenne. Désormais pour faire l’avenir des peuples on peut se passer d’eux. Il suffit de s’expliquer à la télévision pour que tout le monde relais le message que c’était un traité « simplifié » pour faire repartir la machine européenne. Ce traité de 410 articles, 146 pages plus la Charte des Droits Fondamentaux, est loin d’être simplifié mais peut importe le mensonge. C’est une preuve de plus que la démocratie est en train de mourir au profit de la télécratie, le règne de l’image et de l’illusion s’est substitué.

Partant du constat que le message est le media comme l’a démontré Mc Luhan (*2), peut importe le contenu puisqu’ici on s’intéresse au contenant. L’idéologie politique se vide de tout sens, c’est l’homme qu’il y a derrière qui compte, mieux c’est son apparence. La démocratie permet de choisir un leader comme on prendrait un abonnement, à date d’anniversaire du contrat, on peut renouveler ou non pour en choisir un autre qui répondra au même nécessité. La forme peut changer mais le fond restera le même.
On attend couramment dire, c’est l’image de la France qui compte dans cette affaire, que ce soit pour des questions européennes ou de politique étrangère, mais c’est justement ça le problème. Doit on baser le destin d’un peuple sur une image ?

-(*1) : http://www.u-m-p.org/propositions/index.php?id=05_pouvoir_d_achat
-(*2) : http://fr.wikipedia.org/wiki/Marshall_McLuhan

lundi 26 novembre 2007

Valeur libérale


Les valeurs d’hier ne sont plus celles d’aujourd’hui, les temps changent et l’homme s’adapte, cela lui permet de changer de comportement naturellement dans le but de survivre. La loi de la jungle n’a jamais cessée d’exister depuis le début de l’humanité, elle a pris des formes plus « intelligentes » au cours de notre histoire, mais le but étant de définir une hiérarchie, de sorte à définir la répartition des ressources.

Les ressources d’aujourd’hui sont l’argent, et c’est par simple instinct de survie que d'évidence on se bat volontiers pour en avoir plus, du moins jusqu’au rassasiement. L’argent circule dans un système économique, et le notre est le capitalisme.
Le capitalisme a évolué sous plusieurs formes, mais précisément celle qui nous gouverne depuis la concrétisation de la mondialisation, est le capitalisme libertaire. Son principe directeur vient de la doctrine libérale, les vices de chacun profitent à tous. De là, il est donc essentiel de satisfaire tous désirs ou envies.
La société de consommation est justement un endroit où l’on entretient l’insatiabilité, faute de quoi la consommation des ménages ralentirait toute la machine économique jusqu’à l’effondrement du système. La frustration est alors perçue comme un sentiment d’incomplétude, et peut donner un caractère pathologique face à un refus ou une impossibilité. Elle devient un frein dangereux à bannir, c’est pourquoi elle est transposée dans l’imaginaire, et donc dans l’illusion.

Voilà donc une preuve que le système arrive à la fin de son accomplissement, puisque nous vivons désormais dans une société de l’image, du fantasme, de la fiction, du surréel. C’est un fait, le système a besoin d’un nouveau souffle pour repartir comme après la crise de 1929, sous peine de s’écrouler. En attendant pour que tout puisse tenir en place, il est indispensable de maintenir les classes un peu près dans l’état sans heurt.

Les moralisateurs, religieux ou non, s’appliquent à faire entendre qu’il faut se soumettre à Dieu, puis au Parents, puis en extrapolant, à quelques autorités quelles soient. C’est un gage de bonne éducation, et l’assurance d’avoir une réserve de chair à exploiter au sens Marxiste du terme. Apprendre à obéir, c’est une valeur d’avant Mai 1968 qui a servis jusqu’à là, à asservir toute une population issue de milieu modeste. Grâce à ça, comme une fatalité beaucoup se sont satisfait des miettes produites par le capitalisme libertaire au grand bonheur des bourgeois.

Les bourgeois ont eux, une tout autre éducation. Louis de Funès dans la folie des grandeurs dis à son valet en lui apprenant les règles de la cour royale : « Quand on est riche, on ne s’excuse pas, quand on est riche on est désagréable ». Tout petit, le bourgeois est entouré de valet à son service, voir même d’un souffre douleur. Il est habitué à revendiquer, à exiger, en un mot à ne pas se satisfaire des restes. Il réclame la part qu’il lui est du. C’est imagé mais aujourd’hui rien n’a changé malgré les apparences, du moins pour eux.

Dans la classe populaire, il y a une plusieurs mutations successives.
D’abord il y a eu Mai 1968, un formidable cheval de Troie du libéralisme sous des aspects gauchistes, n’a fait qu’accentuer le marché désir, et fabriquer une société qui confond liberté et libéralisation, selon les termes du philosophe Michel Clouscard (*1).
Et puis la chute du taux de renouvellement des générations depuis 1970. A mesure que les ménages augmentent leur pouvoir d’achat, il y a eu moins de personnes pour les partager. Là où il y avait jusqu'à 5 enfants, il y en a un maximum de deux aujourd’hui. L’effet immédiat c’est l’individualisation de tout le monde, y compris au sein d’une même famille, il est courant de voir des frères presque étrangers, voir ennemies tant chacun s’est accaparé de toute l’attention de leur parent.
L’enfant est au centre de la famille, il est devenue l’enfant-roi. Il est élevé comme un petit bourgeois y compris chez les plus modestes. Au diable la morale, ceux là auront un capital de départ contrairement à leurs aïeuls. Ils vont avoir les dents longues, et ne vont pas hésiter à s’affirmer. Tout leur est du comme leur « cousins » bourgeois, ils en ont l’apparence en simulant leurs fortunes grâce aux économies de leurs parents, ou à coup de crédits.

Pour garantir la paix sociale, il faut accéder à leurs requêtes ou alors, c’est le système tout entier qui risque d’exploser. Il faut soit les maintenir en état de sommeil, en leur faisant miroiter une avancée sociale grâce à l’école, mais là je crains qu’en 2007 la désillusion soit réelle. Soit augmenter le pouvoir d’achat en important massivement d’Asie ou d’Inde des produits bon marché, pour donner l’illusion d’un fort pouvoir d’achat, et dans ce domaine c’est acquis. Soit fabriquer ou importer des pauvres, je dis ça sans guillemet considérant le travail et les travailleurs comme des produits du capitalisme. Ces nouveaux venus émigrés pour la plupart, mais aussi citoyen docile et bien éduqué, constituent une base solide de l’édifice, ils donnent l’illusion à ces nouveaux petit-bourgeois qu’ils font parti de la classe possédante, et constitueront dans l’avenir proche la masse salariale sur lequel ont pourra exploiter, quitte à ce que dans l’immédiat ils vivent d’aides sociales, un jour ils seront rentable d’une manière ou d’une autre.

Prenez donc garde, à ne pas oublier d’où vous venez, surtout vous qui êtes des prolétaires, vous le serez toujours. Eduquez vos enfants dans le respect, mais pas dans la soumission, apprenez leur à se révolter pour les causes qu’ils leur sembles juste et ne pas admettre la fatalité sous peine de les condamner. Utilisez le système comme il utilise chacun d’entre nous, tant qu’il n’y a pas d’alternative, mais ne devenez pas des petits bourgeois méprisant, comme ces li-li-bo-bo (*2)


(*1) : libéralisme libertaire http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ral-libertaire

(*2) : libéraux-libertaires bourgeois-bohèmes, assimilables à ceux que d'aucuns appelleraient les "soixante-huitards" ou "gauchistes" convertis au libéralisme économique.

jeudi 8 novembre 2007

Quelle réalité ?


La perception de la réalité est subjective, car elle est le lien entre notre esprit, et la matière.
Pour Berkeley (*1), philosophe idéaliste, le monde que nous discernons n’existe pas en tant que tel, puisque ce n’est qu’une représentation qu’on s’en fait. Chaque personne a donc sa propre évidence, sa propre vision.
Pourtant la seule chose qui soit sûr, c’est les idées et la pensée. Pour Platon elles font parti du monde intelligible, par opposition au monde visible. C’est grâce à cela que l’homme peut accéder à un niveau de conscience supérieur, et s’approcher de la connaissance absolue.
Tout le monde n’a pas vocation à vouloir atteindre ce but, ou du moins d’essayer en toute modestie de s’en approcher, c’est pourquoi la société a fait le choix de l’hyperréalité (*2), pour avoir une réalité commune et partagé.

Pour que nous puissions vivre dans le même monde, il est impératif qu’il n’y ait qu’une seule réalité, qu’elle ne puisse pas être discuté, et doit bien évidemment être admis par le plus grand nombre.
La seule réalité adopté par la société sera le point de vu prépondérant dans la majorité de l’opinion. Qu’elle ne soit pas ou peu débattu, car il faut donner l’illusion d’avoir un avis objectif en écoutant la mouvance minoritaire avec des arguments les plus pauvres. La démocratie donnant le pouvoir au groupe dominant, voilà comment elle acquiert sa légitimité, par ce sacro-saint principe.
Cette réalité partagée, n’est pas fausse en vérité, mais n’en est pas plus juste. C’est l’interprétation à un instant « T » d’un fait passé, dogmatisé. Le temps et les avis changeant, il est nécessaire de s’arrêter sur une photo pour débattre. Cette photo est une représentation de la réalité, et par définition un reflet, une image, un référentiel appartenant au monde visible. Pour Baudrillard le monde dans lequel nous vivons a été remplacé par une copie du monde.

Toutes les disputent et les discordent viennent de ce fait, car il faudrait préciser dans quelle réalité on se situe. Au nom de quel groupe on tient parfois des propos dont on ignore le sens profond. Une chose est sûre, c’est qu’il faut faire des concessions, et pour rester sociable, accepter de vivre dans l’hyperréalité, et les dogmes de l’intelligentsia. C’est le gage qu’on se trouve bien parmi les hommes, nos semblables. C’est peut être ça la réalité qu’on dissocie de l’imaginaire. La quête de l’idéalisme est justement de ramener chaque être à sa pensée ou à sa conscience, en laissant de côté tout l’artifice du monde réel. En quelque sorte c’est un autre monde, celui des idées.

1- http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Berkeley

2- La simulation de quelque chose qui n’a jamais réellement existé – Jean Baudrillard

mardi 23 octobre 2007

Renoncer à la vérité.


Certain philosophe situe l’âge de la raison vers 7 ans, d’autre plutôt vers 14 ans. Quoi qu’il en soit tout le monde s’accorde à dire qu’au bout d’un moment, nous possédons des prénotions, j’entends au sens d’ Epictète. Car contrairement à Epicure qui pense que ses prénotions sont subjectives (Théorie de « prolepsis » - Epicure), Epictète considère que ses prénotions sont une base commune à tous les hommes, quelque soit leur origine ou leur époque (Epictète – De la profession du Cynique). En d’autre terme, je considère comme lui, que cela est le bon sens purement et simplement, à partir duquel on peut s’appuyer pour fonder toute réflexion.

Considérons ces prénotions comme il se doit, à la manière des Cyniques ou des Taoïstes. Ces philosophies ont cela de commun, qu’il n’est pas nécessaire d’enregistrer une quantité faramineuse de connaissance pour pouvoir méditer ou philosopher au plus haut niveau, et que nous avons en chacun de nous les capacités de distinguer le vrai du faux, grâce à notre discernement. Reste seulement à le préserver, et de ne pas laisser interférer nos coutumes, nos cultures ou nos croyances, car c’est là tout l’art du philosophe, à chacun sa méthode.

Pour arriver à se rapprocher le plus possible de la vérité absolue, les stoïciens ainsi que les cartésiens adoptent la même démarche, celle entre autre de ne pas considérer, ou le moins possible, les choses qui ne dépendent pas de nous, y compris les êtres qui nous sont chères.
Cette manière d’appréhender les choses à une seule fonction, celle de protéger le philosophe de la tristesse, qui selon Descartes peut constituer une entrave à la perfection du savoir (Discours de la méthode – quatrième partie- Descartes). Pour être juste il faut être libre, et pour cela il faut renoncer à tous ce qui nous asservis. Pour Epictète il y a deux catégories de personnes, les esclaves, et les grands esclaves. Selon lui les grands esclaves sont les hommes de pouvoirs et fortunés, et les esclaves sont ceux qui sont à leurs services.
Dans l’absolue et selon son propre modèle de vie, le sage ne devrait avoir ni femme ni enfant, ne posséder aucun bien matériel, ne s’attacher ni à ses parents ni à ses frères, négliger son corps, et n’appartenir à personne d’aucune manière que ce soit. Après cela il peut voir les choses tel quelles sont car son esprit est exempt de toute interférence éventuelle.
Pour autant, et pour que ça marche il faut que ce choix de vie soit volontaire et vécue sans contrainte ni souffrance, car sinon ce serait insensé, ces deux sentiments faisant partie du néant selon Descartes, ils viendraient entraver le chemin de la vérité.

Pourtant, mon bon sens me dit que chaque homme est utile, et que de jouer le jeu de la société dans laquelle il vit, quitte à être esclave, ne peut contrarier son entendement, pourvu qu’il en ait conscience. Si pour le bien commun, il est nécessaire d’avoir une servitude alors cela doit être subit pour la bonne cause. La vérité a un prix que tout le monde n’est pas prêt à payer, voir même certain ne voudrait jamais la croiser. Souvent, elle est accompagnée de peines et de souffrances. A la question « Tu es donc Roi ?» demandé par Pilate, Jésus répond : « Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. » (Evangile Jean 18 :37).